Comment Gryp 3D met l’impression 3D au service de l’automobile ?

Début 2021, Gryp 3D a rejoint les rangs d’Unitec et fait rentrer Skalepark à son capital. Initialement a spécialiste de l’impression 3d de pièces auto pour des collectionneurs et youngtimers, Gryp 3D se diversifie. Cet apport permet à Gryp 3D de développer ses activités en direction des professionnels et des constructeurs.

Gryp3D, la création d'une startup innovante

Lancée par deux jeunes passionnés d’automobile, en 2017, Gauthier Laviron et Bastien Vanlathem, Gryp 3D voit le jour. L’entreprise d’impression 3D propose aux particuliers un service de fabrication à la demande de pièces d’ornement ou d’esthétiques. Aujourd’hui difficiles à trouver chez les revendeurs spécialisés ou sur le marché de l’occasion Gryp3D à la solution. Qu’il s’agisse d’un pommeau de levier de vitesses, d’une grille d’aération ou d’un élément de toit ouvrant grâce à la maîtrise de l’impression 3D, la startup est en mesure de reproduire à l’identique des éléments d’origine perdus ou endommagés.

Suite à la première phase : la fabrication additive (impression), les pièces auto nécessitent post-traitement rigoureux. Puis une application de peinture et verni pour garantir un rendu identique à la pièce d’origine.

 

« L’impression 3D ne se voit pas ! », garantit Gauthier Laviron.

Chaque nouveau projet de création débute par une phase de conception 3D, il est indispensable de dessiner l’élément en 3D, pour ainsi lancer l’impression.

« C’est la phase la plus longue et la plus complexe. Elle peut prendre d’une heure à une journée », indique le cofondateur.

Les pièces plus complexes peuvent être scannées grâce au nouveau scanner 3D dont s’est doté Gryp3D depuis un an. Dans ce cas il est indispensable d’envoyer la pièce d’origine afin de modéliser plus aisément la nouvelle pièce.

Un catalogue de pièces détachées imprimées en 3D pour particuliers et professionnels de l'auto

Chacune des nouvelles pièces réalisées par la startup, s’ajoute à son catalogue auto en ligne sur le site gryp-3d.com. Les utilisateurs peuvent ainsi commander les éléments du site sans avoir à recommencer la phase de conception. Pour Gryp3D « Ceux sont ces économies d’échelle qui nous permettent de maintenir des tarifs attractifs, les clients ne paient pas la phase de conception ».

Gryp 3D référence aujourd’hui 800 pièces auto disponibles. D’une part pour des particuliers avec des impressions à la demande avec un panier moyen situé aux alentours de 40 euros. D’une autre part pour les professionnels auto ou revendeurs avec de petites séries de pièces vendues.

La startup travaille par exemple avec des garagistes positionnés sur le segment des youngtimers, à l’image de Bordonova Sport, spécialiste de la célèbre Clio Williams. Elle a également nouée des liens avec certains constructeurs auto très haut de gamme qui ne fabriquent pas de pièce détachée, comme Aston Martin.

Des collectionneurs auto au B2B

Situé à Mérignac, dans ses locaux mis à disposition par le patron éponyme du groupe d’assurances Filhet-Allard en échange d’un loyer symbolique, Gryp3D s’équipe de nouveaux outils. Cette dernière prépare l’industrialisation de ses processus de fabrication avec le concours d’une autre startup : Handdle. Cette startup spécialisée développe une « box » associant des imprimantes 3D et une couche logicielle chargée de leur pilotage. L’intérêt de cette installation est d’implanter son activité d’impression 3D directement chez des clients B2B. « L’idée est de rendre autonome notre client. Plutôt que de passer commande chez nous, il pourra puiser directement dans notre catalogue. Ainsi imprimer depuis son propre poste de production sera un avantage pour lui. », explique Gauthier Laviron.

Gryp3D nous indique avoir déjà eu des échanges avec Renault. Récemment engagé dans la reconversion de son usine de Flins au service des problématiques d’économie circulaire; Gryp3D sera peut-être un nouvel acteur partenaire de Renault.

Gryp boucle l’année 2020 sur un chiffre d’affaires d’environ 200.000 euros.

 

Une bonne fin d'année pour Gryp

Gryp finit l’année sur un surcroit d’activité. Très mobilisé sur le front de la crise sanitaire en 2020, Gryp a produit gracieuse plus de 6.000 visières au profit des hôpitaux et de l’armée.  « Pour passer à l’étape suivante, nous avions besoin de recruter », résume Gauthier Laviron. Début 2021, Gryp3D a donc ouvert son capital au family office Skalepark. Le fond mis en place par Jean-François Clédel (par ailleurs actionnaire de Placéco à titre individuel) et Yvan Cantou permet d’élargir les possibles. Une prise de participation minoritaire, qui doit permettre aux deux jeunes entrepreneurs de continuer à étoffer leur équipe. C’est aujourd’hui constituée de cinq personnes, que la société profite d’un accompagnement adapté.

Dans l’optique de progresser sur les aspects administratifs et business de la société,  Gryp3D intégre les rangs d’Unitec en début d’année.  Au-delà du monde automobile, Gryp3D a également réalisé quelques projets pour de grands industriels comme Thalès, Safran ou le chantier naval Couach.

Gryp 3D
Fondée en 2017
CA 2020 : 200 k€